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Une évidence : je me suis souvent appuyé sur
des mots, des textes, généralement poétiques
que je traite avec autant de respect qu'un visage, un paysage.
C'est une constante dans mon travail, rapprocher l'écriture
de la peinture, n'en faire qu'une seule expression.
Élevé en Angleterre, pétri de culture
angle-saxonne, ces textes sont souvent dans leur langue d'origine,
ce qui peut paraître déroutant, mais la peinture,
comme la musique, n'est elle pas un langage universel ?
SHAKESPEARE
( les sonnets ), JOYCE, mais aussi RIMBAUD ( les Voyelles
), Louise LABBE, m'ont accaparé, confisqué,
pendant des semaines, des mois. Le premier nous parle de la
joie, de l'amour, de la mort. RIMBAUD, nous indique une couleur
pour chaque voyelle. Peu de peintre s'y sont aventurés.
Viennent
ensuite, dans le désordre mais souvent de façon
cyclique ( tous les sept ans ) l'attirance vers l'abstraction
pure, vers le couple, vers l'exaltation de la matière,
du jazz, voire de l'évé-nement. Souvent appelé
à exposer avec les lettristes, avec les peintres du
jazz, on à l'appui des causes diverses, je ne me suis
jamais laissé enfermer dans un mouvement, une chapelle.
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