|
Lorsqu'on évoque
le Big-Bang, on pense immédiatement à la gigantesque
explosion synonyme de la naissance de l'univers A priori,
on n'était pas là pour y assister. De toute
façon qu'aurions-nous pu voir de ce phénoménal
éclatement
?
Car le problème avec les explosions - et on peut se
référer là à d'autres manifestations
plus communes et connues - c'est qu'il y a toujours un temps
très bref qui nous échappe. On connait l'état
d'un réel avant la déflagration. On en découvre
un autre après. Mais entre deux, c'est un peu le trou
noir.
Apparemment: Pontus Carle n'assistait pas non plus au Big-Bang,
Et il n'est pas particulièrement un spectateur abonné
et assidu des explosions. Sauf d'une seule : celle qui est
à l'origine du phénomène de la création
plastique qui, pour lui, procède nécessairement
aussi d'un choc avec souffle et éclat. L'explosion
donc et plus précisément dans sa phase active
: au moment du mouvement, à l'instant de passage d'un
état à un autre.
.../...
|